Education

Jeudi 21 mai 2009
Enfin, c’est fait ! Le campus Droit-Lettres de Reims va enfin pouvoir retrouver sa vocation première, acquérir et partager la connaissance.

Dans l'un de mes derniers articles sur ce blog, je soulignais le « dialogue de sourd » et l’inertie du Président de l’université face aux quelques bloqueurs instrumentalistes qui pour la plupart appartiennent à des structures politiques d’opposition.

Le Président Vistelle a donc enfin recouru à la force publique pour mettre fin à ce dialogue stérile dont l’issue était de toute façon, inéluctable. Que de temps perdu !
Par Fabrice Lopez
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Vendredi 15 mai 2009

« Pour débloquer la situation du campus rémois Croix-Rouge, perturbé depuis début février, le président Vistelle de l'université privilégie le dialogue. Mais il vient de montrer qu'il sait aussi, à l'occasion, ne pas se contenter de paroles. », paru ce jour dans notre quotidien local.

Le président Vistelle privilégierait donc le dialogue. Depuis février, cela ne devait être qu’un monologue ou un dialogue de sourd. En attendant, les étudiants désireux de prendre leurs cours, se sont vus privé d’enseignements durant cette période de dialogue Vistellienne.

Faute d’avoir eu le courage de demander aux forces de l’ordre d’expulser les perturbateurs et ainsi permettre la tenue de certains cours, le « président » Vistelle dont les moustaches ont dû friser pendant sa longue  inertie, tente un coup d’éclat pour réaffirmer sa position à la fin des combats.

Et quel coup d’éclat !

Monsieur Vistelle a adressé dernièrement une lettre à tous les enseignants et enseignants chercheurs de l’URCA, les menaçant  de retenue salariale si certaines taches les incombant n’étaient pas rapidement effectuées. Si on devait appliquer la même retenue pour son défaut  patent dans le traitement  du blocage de l’université, monsieur Vistelle subirait une suppression salariale pure et simple.

En attendant, les étudiants vont payer le prix fort. Pas sur qu’ils remercieront leur « président » pour son efficacité. Quant à « l’image » de l’université rémoise, elle n’avait pas vraiment besoin de ça …

Par Fabrice Lopez
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Mercredi 10 décembre 2008

« De nombreux étudiants jugent que le campus rémois souffre d'une image désuète, et que Reims elle-même n’est pas toujours une ville attractive pour les étudiants.

«Les facs parisiennes, elles sont peut-être en mauvais état, mais elles ont une meilleure image. C'est plus sexy de faire une licence à Paris qu'à Reims. ». « Certains amphis sont dans un état déplorable. Et en plus, le chauffage ne marche plus », déplore un étudiant. « Ils ont fait le plus gros des travaux. Mais il reste encore le problème des préfabriqués où il fait chaud l'été et froid l'hiver ».

À côté de ça, les étudiants racontent bien volontiers qu'ils ont « la plus belle bibliothèque de France ». Des postes d'ordinateurs sont colonisés du matin au soir par des étudiants. Sur deux niveaux, d'impressionnants rayons recèlent des dizaines et des dizaines de bouquins. « C'est sûr, on n'a pas à se plaindre », assure Alexandre, étudiant en sciences sanitaires et sociales.

Un peu plus loin sur le campus, le bâtiment réservé aux étudiants en lettres participe aussi à donner un coup de jeune à l'université. Les étudiants trouvent tout ce qu'il faut sur place : un restaurant universitaire, une BU, des locaux pour les associations, un gymnase, un terrain de foot.

Hormis peut-être des places en Cité U. Elles sont très prisées chaque année. « 50 % du parc a été restauré. C'est une bonne chose. Mais il n'y a que 3.500 chambres à disposition, ce n'est pas assez », regrette un autre étudiant, représentant étudiant au Crous. » (Source presse)

Certes la rénovation du campus est nécessaire et doit se poursuivre. Mais plus qu’une simple rénovation immobilière et mobilière, il lui faut surtout des moyens supplémentaires en termes de « connaissances » et développer  également la recherche universitaire.

En Garantissant un meilleur fonctionnement et développement de départements de recherches universitaires spécifiques, axé sur une connexion  plus efficace entre l’entreprise et l’université (pour répondre aux  besoins des entreprises en termes d’innovation), l’université rémoise rattraperait son retard vis-à-vis des autres universités nationales, redeviendrait attractive, et surtout garderait ses étudiants !

Car là aussi, un problème se pose. La majorité des étudiants ne font que passer à Reims, Ils n’y restent pas.

Par Fabrice Lopez
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Lundi 1 décembre 2008

Mlle  X est une étudiante qui, pour pouvoir payer ses études, n'a pas trouvé d'autre moyen que de se prostituer via internet. Le journal l’Union  raconte aujourd’hui son histoire. Je tenais à vous en faire part aujourd’hui car ce phénomène de prostitution d’étudiant(e) s’amplifie chaque année.

Sarah*, tout juste 21 ans, étudie dans une faculté rémoise depuis un an et demie. Elle ne reçoit aucune bourse et ses parents ne peuvent l'aider financièrement. Un petit job à temps partiel lui permet de se nourrir et de payer ses charges mensuelles. Pour le reste, fournitures scolaires, carte de bus ou autres dépenses, cette jeune fille se prostitue via Internet.

« Je n'ai pas le choix. Même si je me dégoûte, c'est la seule solution que j'ai trouvée. N'allez pas croire que je fais cela tous les jours, c'est juste deux ou trois fois par mois… » Elle n'emploie jamais le mot prostitution et ne veut pas quémander. Quant à ses parents, ils pensent que son salaire est plus élevé. « C'est dur de leur mentir, mais comment expliquer à des parents que leur fille fait ce genre de truc ? Ce n'est pas de leur faute. Si j'en parle aujourd'hui, c'est pour que les gens sachent que ça existe. ».

Sarah dispose d'un vieil ordinateur et d'une connexion internet. Elle ne laisse ni annonce, ni numéro de téléphone et se balade sur des chats, des forums de rencontre. De fil en aiguille, elle trouve des clients, qu'elle appelle des « mecs ». « C'est simple : je parle avec des mecs sur des chats et si je vois qu'ils accrochent, je leur donne mon adresse MSN. Ensuite, on discute, et s'ils sont intéressés, je les reçois chez moi. »

Elle n'a pas un physique de top model, mais n'est pas laide pour autant. Ses tarifs, elle en parle difficilement et les justifie de manière étonnante. « Je sais que je ne suis pas Cindy Crawford, alors je ne peux pas demander trop cher. Le plus que j'ai demandé, c'est… » Elle hésite et, après réflexion, finit sa phrase. « Je vous donne une fourchette : entre 50 et 100 euros. ».

Sarah cherche un autre emploi, mieux payé que son petit job pour arrêter sa double vie. « Il faut que je trouve. Même si c'est plusieurs petits boulots, je prendrai, car depuis que je fais ça, je n'ai plus de vraie vie sociale. J'évite d'aller voir mes parents et question petit ami, pour le moment, je me sens trop sale. Ma priorité, c'est mes études. » (*Sarah prénom d’emprunt)

Identifier tous les prostitué(e)s  étudiant(e)s  sur notre agglomération est impossible. Seule une amélioration de l’information sur les structures  de notre agglomération, sur les permanences d’aide sociale qui viennent en aide aux étudiants précaires, permettrait de sauver quelques un(e)s de cette spirale.  Une information relayée par les associations d’étudiants, dans les établissements universitaires, par les services municipaux, ainsi qu’à l’entrée de magasins d’alimentations limitrophes des établissements. (Fabrice Lopez)

 

Par Fabrice Lopez
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Jeudi 20 novembre 2008

Alors que les villes de Châlons en Champagne et d’Épernay assurent le service minimum, seule Reims ne l’assure pas.

Adeline Hazan a été élue aux dernières élections municipales, maire de tous les rémoises et rémois. Elle même n’hésitait pas en faire un slogan de campagne.

Or aujourd’hui, faisant fi de l’intérêt général de la population rémoise, faisant fi de ses obligations de maire, elle  conduit la politique locale en qualité d’opposante politique, en qualité de représentante du Parti Socialiste.

Comme plusieurs dizaines de villes gérées par la Gauche, Reims refuse d'assurer un service minimum d'accueil dans les écoles primaires et maternelles en cas de grève des enseignants, comme c’est le cas aujourd'hui… Et comme cela avait déjà été le cas en octobre dernier.

Pour la représentante du préfet, le communiqué publié par l'union hier matin « matérialise bien la volonté de Mme Hazan de ne pas assurer le service minimum. La commune se soustrait à la loi. Ce qu'elle ne peut pas faire ».

Le tribunal administratif saisi par la préfecture, a rendu un avis défavorable contre  la ville de Reims.

La loi étant en place depuis le mois d'août, le juge a estimé  que sachant cette obligation, les communes, donc Reims, pouvaient s'organiser en amont. Le juge a donc « suspendu » la décision du maire de Reims  Adeline Hazan de ne pas organiser le service minimum. Il « enjoint » la Ville de Reims à se rapprocher des services de l'État sous délai d'un mois, pour le mettre en œuvre à l'avenir. Sinon sanction ! (amende)

En attendant, suite à cette attitude d’opposition purement politicienne d’Adeline Hazan, nombreux sont les rémoises et les rémois qui ont perdu une journée de travail pour garder leurs enfants. Merci Madame le maire…

Par Fabrice Lopez
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