Rénovation urbaine

Mardi 30 juin 2009

Après avoir assisté la semaine dernière à l’inauguration de la salle motricité petite enfance à la Maison de Quartier (j’en profite pour féliciter de nouveau les bénévoles pour l’aménagement de cette salle), j’assisterais demain à 16h30 au 65 Esplanade Eisenhower, à l’inauguration du « Point Info » Croix-Rouge ( attendu depuis si longtemps !).

Ce Point-Info partagera les locaux de l'Espace Tram infos.
Il permettra d’obtenir de l’information sur :

- Le programme de renouvellement urbain et les chantiers en cours ou à venir, la ligne de tramway et l’avancement des travaux.

- La charte d’insertion ANRU et les possibilités d’accès à l’emploi sur le quartier, les opérations de relogement des habitants concernés plus généralement : la vie du quartier, les projets en cours, manifestations à venir, animations, offre de loisirs, etc.

Sur les sujets liés au renouvellement urbain du quartier ou à la vie de quartier; le Point-Info pourra accueillir des réunions ponctuelles de conseillers de quartier, d'amicales de locataires, de groupes d'habitants.

Par Fabrice Lopez
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009

Hier s’est tenu la dernière réunion concernant la rénovation urbaine pour le quartier Croix-Rouge. Présentation d’un avenant qui, comparé à l’ancien, n’a pas subit de réels changements majeurs. Beaucoup d’attente, beaucoup de moyens pour une très généraliste et expéditive présentation.

La rénovation urbaine d’un quartier est certes une bonne chose pour un quartier ou un sous quartier, si et seulement si, cette rénovation a été construite avec la population, si et seulement si, elle porte réellement ses priorités sur l’amélioration de l’ensemble, dans les multiples domaines qui le compose : Logement, développement économique, sécurité, etc.

Hors, lorsque que l’on prend un peu de hauteur, on constate assez rapidement que les plus gros moyens financiers ont été mis sur l’immobilier tout au long du parcours du tramway, histoire de cacher la misère économique et sociale, aux vues des touristes ou « parisiens » qui prenant le tramway à Bezannes  pour aller au centre-ville de Reims, verrait leur Reims Disneyland tour un peu gâché par une triste vérité de terrain. Les plans existants hélas parlent d’eux-mêmes.

En terme de logement : 519 logements construits (HQE), 471 logements mis en vente, 344 logements détruits, soit  1334 logements inaccessibles désormais aux plus modestes. 902 logements seulement bénéficieront d’une amélioration de leur environnement, qualifiée de « résidentialisation ».

Pour les nouvelles constructions, résolument dans l’application du grenelle de l’environnement, les organismes logeurs ne se sont pas étendus sur  les coûts de ces constructions, et sur les loyers qui leur seront appliqués. Pour le bâti existant, la réhabilitation de « l’apparence » est privilégiée ( façades, espaces verts, etc.). En ce qui concerne le « logement » proprement dit (je ne parle pas ici des parties communes, hall, cage d’escalier, etc.), aucune réhabilitation sérieuse n’est réellement prévue.

Pour le développement économique, on prône comme dans toutes les rénovations urbaines, des activités tertiaires en bas d’immeubles. Mais quelles sont ces activités? Quel poids en matière d’emploi cela représente-il réellement auprès de la population ?

Fin 2007, la ZFU Croix-Rouge comptait 175 implantations d’entreprises (hors travailleurs indépendants), d’un poids de 600 emplois. 43 commerces et 132 entreprises autres, pour environ 120 emplois occupés par des habitants du quartier. Plus de 45% des entreprises comprenaient entre 1 à 4 salariés, 42% sans salarié.

A ce jour, le nombre d’implantation avoisine les 240 implantations.
La majorité de ses implantations ne sont pas des entreprises de commerces de proximité, mais des services aux entreprises, santé, BTP, bureaux, etc. La possibilité d’emploi de la population de Croix-Rouge reste donc très limitative, si elle reste dans le cadre  d’implantation de bas d’immeubles.

Il est à regretter que rien n’ait été donc prévu pour développer de plus grands projets économiques pour ce quartier, créateurs d’emplois plus conséquents pour sa population. Nous frôlons même l’indécence lorsque l’on nous évoque avec enthousiasme l’embauche prévisionnelle de 50 personnes  des quartiers concernés sur les travaux de la rénovation urbaine et travaux du tramway (obligation de 5% des heures travaillées minimum) . Les deux chantiers dépassant les 900 millions d’euros, on aurait dû bien en amont prévoir des embauches de plus grandes envergures.

 

Et que dire de la mixité et cohésion sociale dans ce projet ? La mixité et la cohésion sociale ne s’imposent pas, elles auraient dû se construire en partenariat et également en amont avec la population existante. En ce sens, rien n’a été  réellement entrepris avec la population, et je crains fort que l’apport d’une « classe » sociale supérieure dans des logements neufs HQE ou de logements en vente, ne provoque certains clivages, certains « territoires », faute d’avoir été pédagogiquement expliquer  aux habitants, les qualités d’une telle mixité. La question reste par ailleurs entière. La population voulait-elle une telle mixité ?

Cette rénovation souhaitée par les habitants, mais subie,  faute de concertation préalable, remodèlera certes le quartier dans son urbanisme et son immobilier, mais ne résoudra  en rien les problèmes majeurs du quartier en matière économique, en matière de sécurité, en matière de cohésion sociale et de mixité sociale. L’effet attrayant du neuf disparu, les habitants se rendront vite compte que peu de choses auront finalement changer pour leurs préoccupations et dans leur vie quotidienne. Sans réel projet annexe économique et social, cette rénovation deviendra un des plus gros gâchis financier et humain à mettre sur le tas des projets banlieues depuis trente ans. Nuls doutes que d’ici une quinzaine d’année, de nouveaux élus sortiront de leurs chapeaux, une nouvelle formule magique pour nos banlieues françaises.

Par Fabrice Lopez
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 5 février 2009

Les habitants vont enfin savoir : faute de concertation, il y aura au moins information. Certains locataires ne savent toujours pas si leur immeuble va sauter ou non. La culture du secret, les rumeurs retransmises çà et là ont généré des inquiétudes et des angoisses.

Enfin, trois réunions essentielles sur l'avenir du quartier Croix-Rouge vont se dérouler dans la salle municipale Croix-Rouge, avenue François-Mauriac à 18 h 30. Dans le cadre du projet municipal « Nouveau Reims : la ville change avec vous. Programme de Rénovation Urbaine 2008-2011 », ces trois réunions d'information publique, seront l'occasion de découvrir les propositions « Croix Rouge : la démarche de relogement et le dispositif de concertation locale ».

La réunion du jeudi 12 février sera consacrée au secteur Croix-du-Sud, celle du mercredi 18 février sera consacrée au secteur Pays-de-France et celle du jeudi 19 février traitera du secteur Université. À ne manquer sous aucun prétexte ! (source journal l’Union)

Par Fabrice Lopez
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 2 février 2009

Je me suis rendu au vernissage de l'exposition « Autre peau/ Autre ville » qui a eu lieu vendredi à la médiathèque Croix-Rouge. Exposition qui finalise le projet artistique piloté par la plasticienne rémoise Armelle Blary dans le quartier Croix-Rouge, accompagné de photographies d'Alain Hatat.

L'objectif de « Autre peau / Autre ville » était d'accompagner par une démarche artistique le plan de relogement des locataires des immeubles du 25, 27, 29 et 31 Cour Eisenhower en voie de déconstruction.

Un  livre « Autre peau / Autre ville» retraçant les divers ateliers en 2007 et 2008, a été distribué à tous les acteurs du projet et personnes présentes. Un livre illustré par les photographes Alain et Feng Hatat qui ont suivi régulièrement ce projet artistique et culturel.

Cette exposition artistique est ouverte jusqu'au 28 février 2009. Entrée libre.

Par Fabrice Lopez
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 30 janvier 2009

« Quand reconnaitront ils la vérité de terrain ? » exprima une habitante du secteur Maison-Blanche,  « Qu’ils viennent donc voir Wilson ! » en dit une autre, « C’est du grand n’importe quoi, on se serait cru à une messe ! Ils rêvent ou quoi ?» fini par lâcher un habitant de Croix-Rouge.

Ces amertumes populaires font suite à plus d’une heure de discours institutionnel, démagogue et soporifique d’Adeline Hazan, Maire de Reims, Patrick Baudet, Directeur général de Reims-Habitat, et du sous-préfet de la Marne.

Malheureusement, et cela voulu expressément par la mairie, aucun échange n’a pu avoir lieu lors de cette « conférence de lancement », entre les « conférenciers » et l’auditoire. Ayant peur à juste titre de diverses réactions d’habitants, les micros étaient bien rangés.

Le sous-préfet eut-il à peine fini sa liturgie (en taclant au passage Adeline Hazan, rappelant que le plus gros du projet avait été porté par Catherine Vautrin et Jean-Louis Borloo), que la maire de Reims empressa  l’assistance pour clore cette présentation, à rejoindre un somptueux buffet.

Nuls doutes que les réunions publiques dans les quartiers seront plus animées. La parole des habitants pourra alors librement s’exprimer. On pourra constater alors la différence entre une « démocratie instituée » et une vraie « démocratie populaire » locale.

Par Fabrice Lopez
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Pages

Recherche

Catégories

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus